Éditorial du mois de février

« N’emportez pas de bourse, de besace, pas de chaussures» Luc : 10,4

Les fêtes de Noël et du nouvel an sont à peine passées que déjà, on parle du carême.

Nous venons de vivre des moments difficiles avec le terrorisme qui s’est manifesté à Paris ! Notre évêque écrivait ceci :

« …Quelques soient nos convictions, unissons-nous pour dénoncer l’inacceptable et lutter contre toute forme de barbarie ! Soyons les infatigables bâtisseurs de la communion et de la paix. »

Comme chrétiens, nous sommes appelés à construire un monde fraternel, et ce n’est jamais fini. Pour cela, nous avons besoin de nous ressourcer, de puiser auprès du Christ la force d’aimer qui doit nous habiter en famille, au travail et dans toutes nos relations.

Vous avez apprécié la messe de la nuit de Noël, les messes des familles avec l’éveil à la foi pour les tout-petits. Ce sont de belles rencontres de la famille chrétienne qui créent du lien entre nous et avec le Seigneur.

Bientôt commenceront les rencontres de carême où la Parole de Dieu, partagée en groupes, nous donnera un esprit de famille qui n’est autre que l’Esprit de Jésus.

Nous serons aussi invités à nous ouvrir à ceux qui sont loin, avec le CCFD et le Bol de Riz. Là encore, c’est l’Esprit du Christ qui nous habite et nous aide à regarder les plus démunis qui sont aussi nos frères.

Mais il y a aussi ceux qui sont près. Il nous faut toujours plus encourager nos jeunes à vivre ensemble, à accueillir Jésus dans leur vie et à partager leur foi. Quelques-uns iront à Lourdes. D’autres se préparent à la première des communions et à la profession de foi. Quelques-uns (j’aimerai qu’ils soient plus nombreux) viendront au rassemblement d’Eucharistos. Le prochain sera à Gorron le samedi 28 Février, pour les collégiens à partir de la cinquième.

Il est nécessaire que nous soyons tous mobilisés pour les encourager et les soutenir, même matériellement, comme par exemple les jeunes qui veulent aller à Lourdes ou bien même de participer au coût des salles paroissiales qui accueillent des jeunes et des moins jeunes. Avez-vous apporté votre pierre à cette construction qui est pour la Paroisse : pour vous, vos enfants et vos petits-enfants ? Pour nous faire rire et réfléchir, voici cette petite histoire de Pierre Trevet qui a rapport à l’évangile de Luc 10,4

«  Ni sandales de rechange. »

  François, un homme engagé dans l’humanitaire, s’occupe des enfants de la rue en Mauritanie. Il raconte cette anecdote : À Zouerat, en plein désert, il y a seulement un train tous les deux jours. Il ne faut pas le manquer, sinon vous attendez 48 heures sous un soleil de plomb. Ce jour-là, François est obligé de courir après le train et il monte –in extrémis- dans un wagon de marchandises. Avec lui, un enfant qui s’appelle Naaman, s’agrippe aussi au wagon. Mais dans la précipitation Naaman perd une de ses sandales. Il n’a rien que des vêtements très pauvres : un tee-shirt, un short déchiré et une sandale. François le voit quitter la sandale qui lui reste et la jeter en direction de celle qui est restée sur les rails. « Pourquoi fais-tu cela ? » Et Naaman lui répond : « À moi une seule sandale, cela ne sert à rien ; au moins que celui qui la trouve, trouve les deux. »

  N’est-ce pas un bel exemple de don gratuit ? Ce garçon ne savait même pas à qui ses sandales allaient servir…

L’homme engagé dans l’humanitaire ne manque de rien et pourrait partager…Peut-être l’a-t-il fait… Celui qui n’avait rien, a pensé à l’autre. N’est-ce pas l’histoire de Jésus qui est venu parmi nous. De riche, il s’est fait pauvre. Et homme, il n’avait même pas une pierre pour reposer sa tête, mais il a tout donné, même sa vie pour que nous devenions enfants de Dieu. Que nous soyons riches ou pauvres, c’est ce que nous sommes appelés à vivre : être solidaires et partager avec les autres, tant sur le plan matériel que spirituel, en cette Année DE LA MISSION.

 

                          Père Philippe THIERRY